ISURU
Institut supérieur d’urbanisme et de rénovation urbaine.
177 rue de la Victoire
1060 Bruxelles
téléphone 02 537 34 96
e-mail isuru@skynet.be

Section
« Urbanisme et aménagement du territoire »
Enseignement post-gradué en cours du soir
Cycle de trois années d'études

Membre de Association of European Schools of Planning (AESOP)
Membre de l'Association pour la Promotion des Etudes
et de la Recherche en Aménagement et en Urbanisme (APERAU)

L'ISURU

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Institut Supérieur
d'Urbanisme et de
Rénovation Urbaine

 

PRESENTATION DE L’ISURU

L’originalité de l’ISURU
Organisée en post-graduat, la Section Urbanisme et aménagement du territoire permet aux étudiants (déjà titulaires d’un diplôme supérieur et en général insérés dans la vie professionnelle) d’avoir l’expérience et la maturité suffisantes pour aborder efficacement la grande complexité du territoire et de la ville.
L’ISURU occupe une place originale en Europe en abordant l’enseignement de l’urbanisme à la fois sous les angles théorique et pratique et en prenant pour champ d’action la ville et le quartier, situés dans leur contexte le plus large. Cet enseignement repose sur une vision globale de la société dans un esprit de changement et de pluralisme.
Les cours et travaux pratiques préparent essentiellement les étudiants à intervenir, comme urbanistes, dans les villes existantes de l’Europe du nord-ouest, tout en leur donnant conscience des problèmes particuliers que pose l’urbanisation rapide du Tiers-Monde.

Qu’est-ce que l’urbanisme ?
L’urbanisme est l’art d’aménager et de gérer les villes et les territoires dans lesquels nous vivons. Il comprend l’analyse des situations existantes, la définition des projets pour l’avenir et le suivi de leurs réalisations progressives. Il repose sur des sciences, telles que l’histoire, l’économie, la sociologie, et utilise diverses techniques pour sa mise en œuvre. Lié à l’organisation et à la transformation de la cité, il est politique, au sens étymologique du terme.
L’urbanisme répond à d’importants besoins de la société dans son ensemble en organisant l’espace de manière harmonieuse pour réduire les conflits et les gaspillages qu’engendrent le seul libre jeu des actions individuelles non planifiées.
L’urbanisme est une discipline encore jeune et en plein développement. Ce dynamisme se marque dans l’approfondissement des études théoriques, dans la rapide évolution des matières enseignées, dans l’ampleur du domaine de recherche, encore largement inexploré, et dans l’évolution continue des pratiques.

L’objectif de l’ISURU
Le but de la Section Urbanisme et aménagement du territoire est de former des urbanistes professionnels, spécialistes en aménagement et en gestion de l’espace, pouvant exercer principalement dans le contexte spécifique des villes existantes et des territoires péri-urbains et ruraux de l’Europe du nord-ouest, tout en ayant une large ouverture sur les problèmes que posent d'autres situations et contextes. En particulier une approche de l’urbanisation des pays du Tiers-Monde constitue une première étape vers des débouchés dans ces pays.
Outre la formation des urbanistes professionnels, l’ISURU est ouvert à ceux qui, dans le cadre de leur profession, de leur pratique urbaine ou de leurs études, désirent une formation ou une information relative à l’urbanisme. Il accueille aussi des élèves libres et des auditeurs pour répondre à ces besoins spécifiques, ainsi qu’à ceux du recyclage et de la formation continuée.

La formation des urbanistes comprend une partie théorique qui, sur base d’hypothèses préalables et de projets à construire, leur permet d’observer, d’analyser et de diagnostiquer le milieu. Elle comprend aussi une partie créative qui leur permet d’intégrer les différents éléments du milieu dans la synthèse et le projet qu’ils élaborent.
Cette formation doit aussi les exercer au travail pluridisciplinaire. A cette fin, ils doivent intégrer leurs compétences de base à la mise en œuvre des outils et méthodes de l’urbanisme. La formation prépare encore au travail de groupe et à la rencontre des différents acteurs de l’aménagement (administrations, groupes sociaux constitués, individus isolés, témoins privilégiés, …).

L’ISURU est un institut d’enseignement qui pratique une large ouverture sur la ville et les citoyens d’une part, et sur les milieux professionnels d’autre part :
• la bibliothèque et les conférences du mercredi sont ouvertes à tous;
• de nombreux professionnels donnent des conférences, participent à des séminaires et aux jurys d’urbanisme;
• le programme des études suit les recommandations du Conseil européen des urbanistes, lequel est constitué par les associations d’urbanistes professionnels des différents pays de l’Union européenne.

L’histoire de l’ISURU
C’est en 1947 que fut fondé à Bruxelles l’Institut d’urbanisme qui deviendrait l’ISURU quelques années plus tard. L’ingénieur-architecte belge Henri Gilis et l’urbaniste français Gaston Bardet fondèrent donc la première école d’urbanisme de Bruxelles qui, à ce moment, s’appelait Institut International et Supérieur d’Urbanisme appliqué. A côté des Belges, les cours étaient déjà suivis par de nombreux étudiants issus des autres pays européens et du Tiers-Monde. De 1947 à 1964, l’Institut fut installé rue des Palais à Schaerbeek. Il déménagea ensuite dans ses locaux actuels de la rue de la Victoire.
Les préoccupations urbanistiques des années d’après-guerre étaient liées à la reconstruction, aux effets du « baby boom » et à la croissance de la population des villes, à la généralisation de la voiture privée et à l’augmentation de la circulation, et à l’essor économique qui culmina dans les « golden sixties ». Petit à petit, sous l’influence des théories nouvelles et des comités d’habitants, soutenus par l’action et la réflexion des urbanistes, les centres d’intérêt se déplacèrent vers la conservation et la restructuration des villes et des quartiers existants. De nouvelles approches de la planification urbaine apparurent, faisant une large place à la participation des citoyens et des groupes socio-économiques. Pour répondre à ces nouveaux besoins, la philosophie et le programme des cours furent refondus en 1972 et l’Institut prit son nom actuel d’Institut supérieur d’urbanisme et de rénovation urbaine.
Par la suite, apparurent de nouvelles préoccupations relatives à l’environnement, à la conservation et à la réutilisation des patrimoines bâti et naturel. Le programme des cours subit donc une nouvelle refonte complète en 1994, pour suivre de très près l’évolution des doctrines et des pratiques en urbanisme.
Outre ces grandes évolutions, le programme des cours fait régulièrement l'objet d'adaptations plus légères.
Actuellement, plusieurs centaines de diplômés exercent partout dans le monde.

La philosophie de l’ISURU

Dès sa fondation, l’Institut a été caractérisé par son approche humaniste et sociale de la ville, ainsi que par son ouverture à toutes les opinions qui existent dans la société. C’est grâce aux principes de respect et de tolérance mutuels qu’une grande variété d’opinions, d’orientations philosophiques, de théories et de pratiques de l’urbanisme peut coexister à l’ISURU, tant parmi les étudiants que dans le corps enseignant. Cette variété est un reflet de la complexité de la civilisation urbaine et permet la richesse des débats sur les questions abordées dans le cours de l’enseignement.
La vision commune de toutes les opinions présentes consiste à considérer le territoire et la ville avant tout comme l’espace des êtres humains qui y ont leur habitat, leurs loisirs et leurs activités. Cette vision est largement prioritaire par rapport aux approches annexes qui considèrent la ville soit comme objet d’art, paysagisme, architecture ou art urbain, soit comme objet de science, tel qu’économique, sociologique ou géographique, soit comme objet technique, comme les réseaux de circulation ou les circuits d’approvisionnement et d’évacuation, soit comme espace de pouvoir, …

Les principes pédagogiques de l’ISURU
Pour aborder le domaine très complexe du territoire et de la ville, la pédagogie de l’ISURU procède du général au particulier et du simple au complexe, tant au fil des trois années d’études que tout au long des travaux pratiques de chaque année. Le processus est donc très différent de celui de la plupart des autres écoles d’urbanisme (tout comme celles de paysagisme et d’architecture) qui commencent par de petits projets et passent ensuite à des projets intéressant des territoires de plus en plus grands.
L’enseignement allie théorie et pratique. Cette dernière s’exerce dans les Ateliers d’urbanisme, qui occupent une place centrale tant pour l’apprentissage que pour l’évaluation des étudiants. Des séminaires se situent à l’articulation entre théorie et pratique. Ils font appel à de nombreux conférenciers extérieurs avec qui ont lieu des débats ouverts. Outre les connaissances transmises, les cours et les ateliers visent à développer un esprit critique par rapport à la ville et à la société, de manière à mettre à leur juste place les sciences et les techniques utilisées, de manière à faire prendre conscience aux étudiants de leurs implications et de leurs limites.
Pour réaliser très concrètement l’approche du général au particulier, l’Atelier d’urbanisme de première année vise, d’une part, à faire comprendre les grandes interactions et les tendances de fond qui façonnent le territoire et la ville et, d’autre part, à formuler un projet correspondant; il envisage donc un territoire vaste. En deuxième année, par contre, l’Atelier vise à entrer dans toute la complexité et la particularité du détail, ce qui se fait sur un territoire limité. La spécialisation éventuelle se fait à travers le mémoire de fin d’études.

A la convergence de disciplines multiples, l’urbanisme nécessite une approche pluridisciplinaire pour maîtriser la complexité des situations. A l’ISURU, cette pluridisciplinarité est réalisée tant par la composition du corps enseignant que par le recrutement des étudiants, issus de disciplines multiples. L’apprentissage de la pluridisciplinarité se fait aussi par le travail en équipe au cours de certaines phases de l’Atelier d’urbanisme.

Le public de l’ISURU

La majorité du public attiré par les études d’urbanisme à l’ISURU est constituée de titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur engagés dans la vie professionnelle. Par ailleurs, certains étudiants en second cycle de niveau universitaire suivent déjà des cours à l’ISURU. Les étudiants sont issus de milieux professionnels et d’origines géographiques très variés. A côté de ceux que leur formation première prépare le mieux à l’urbanisme (sociologie, économie, géographie, architecture, paysagisme, environnement, ingéniérie, …), d’autres candidats sont portés par leur passion pour l’urbanisme.
De jeunes titulaires d’un premier diplôme viennent chercher une formation complémentaire et spécialisée, alors que d’autres, plus âgés, cherchent à réorienter leur carrière professionnelle. Enfin, il y a des personnes qui veulent se donner les moyens d’agir comme citoyens responsables, et ce en dehors de leurs activités professionnelles.

Les conditions d’admission à l’ISURU
Sont admis de plein droit :
• les porteurs d’un diplôme de l’enseignement supérieur universitaire, candidature ou licence;
• les porteurs d’un diplôme de l’enseignement supérieur non-universitaire, de type court ou de type long.
Sur avis du Conseil des études, l’Institut peut admettre des étudiants qui ne remplissent pas ces conditions et pour lesquels un test d’admission peut être organisé.
Les cours sont fréquentés par des étudiants réguliers, des élèves libres et des auditeurs. Les étudiants réguliers sont ceux qui aspirent à obtenir le Diplôme d’urbaniste. Les élèves libres suivent certains cours et en présentent les examens. Les auditeurs suivent un ou plusieurs cours sans présenter d’examens.

Le diplôme de l’ISURU et les débouchés
Au terme des études et après la présentation fructueuse d’un mémoire de fin d’études, les étudiants reçoivent le Diplôme d’urbaniste. Ce diplôme est reconnu et homologué par le Ministère de l’Éducation. Il permet d’être nommé par les pouvoirs publics comme auteur de projet pour les plans d’urbanisme et d’aménagement du territoire prévus par la législation. Il permet aussi l’adhésion à la Chambre des Urbanistes de Belgique, seule union professionnelle reconnue en Belgique francophone, et qui travaille en étroite relation avec le Conseil européen des urbanistes.
En outre, de nombreux débouchés s’offrent aux urbaniste diplômés de l’ISURU, tels que :
• organismes publics d’aménagement et planification, nationaux, provinciaux, régionaux ou locaux, en Belgique ou à l’étranger;
• ateliers d’architectes urbanistes, bureaux d’études;
• bureaux de planification urbaine ou régionale;
• organismes de recherche, d’étude, d’enseignement;
• missions de planification et de développement.
Le cycle de trois ans d’études permet la libre circulation et le droit d’établissement des diplômés dans tous les pays de l’Union européenne (CEE). En outre, des diplômés exercent dans des pays extérieurs à l’Union européenne.
Plusieurs diplômés de l’ISURU, qui auparavant étaient porteurs d’un diplôme de gradué, on été admis en maîtrise et en doctorat dans différentes universités.

Les enseignants de l’ISURU
Une partie du corps enseignant est constituée d’enseignants-chercheurs à temps plein, qui exercent aussi dans d’autres universités ou écoles supérieures. L’autre partie est constituée de praticiens qui consacrent une partie de leur temps à l’enseignement et transmettent ainsi leurs compétences professionnelles. En outre, des experts et conférenciers sont appelés à intervenir sur des points particuliers.
De cette manière, la composition du corps enseignant contribue à l’équilibre entre théorie et pratique et entretient le lien entre la formation dispensée à l’ISURU et les réalités de la profession.Les ressources de l’ISURU
L’Institut dispose de ses propres locaux qui comprennent des ateliers et des salles de cours parfaitement adaptés aux groupes d’étudiants. Un atelier informatique est à la disposition des étudiants. Par ailleurs, pour les manifestations qui regroupent un public plus important, il a accès aux grands auditoires de l’Institut supérieur d’architecture Saint-Luc.

La bibliothèque de l’ISURU comprend plus de deux mille titres dans le domaine de l’urbanisme et les domaines connexes, ainsi que les revues les plus importantes. Elle fait partie du réseau URBAMET, qui regroupe de nombreuses bibliothèques européennes en urbanisme et architecture et permet le prêt inter-bibliothèques. En outre, la bibliothèque Saint-Luc est accessible aux étudiants en règle d’inscription.
Certaines séances de cours peuvent avoir lieu dans des laboratoires universitaires ou privés, spécialisés dans des domaines tels que la cartographie ou les systèmes d’informations géographiques.
Un Service social peut apporter une aide aux étudiants qui rencontreraient de graves difficultés financières de nature à compromettre leur inscription à l'Institut.La structure de l’ISURU
Indépendant et doté d’un Pouvoir organisateur spécifique, l’ISURU, constitué en asbl, est lié au réseau des Ecoles Saint-Luc, ce qui lui donne un réel poids institutionnel et valorise sa petite taille. Il entretient des relations continues avec l’Institut supérieur d’architecture Saint-Luc à Bruxelles.

Le directeur assure notamment le rôle de conseiller d’études pour les étudiants. Il est assisté d’un Conseil pédagogique qui définit les orientations de la formation et des différents cours et qui peut traiter tous les cas d’ordre pédagogique. Pour chaque unité de formation, un Conseil des études est chargé des attributions légales.
L’ISURU est reconnu et subventionné par le Ministère de l’Éducation de la Communauté française de Belgique. Il est classé dans l’enseignement supérieur de promotion sociale.
L’ISURU est membre effectif d’AESOP (Association of European Schools of Planning), qui regroupe des écoles d'urbanisme dans les pays du Conseil de l'Europe. Elle reconnait comme membres effectifs les instituts et facultés qui dispensent une formation spécifique, complète et substantielle en urbanisme. AESOP compte 89 membres effectifs sur 139 instituts membres.
L'ISURU est membre actif de l'APERAU (Association pour la Promotion des Etudes et de la Recherche en Aménagement et en Urbanisme), qui regroupe 43 formations en urbanisme réparties dans les facultés et écoles supérieures de la francophonie en Europe, Amérique du Nord, Afrique et Moyen-Orient. Le statut de membre actif a été attribué à l'ISURU après une évaluation qualitative de la formation par un comité international d'experts constitué d'enseignants et de praticiens de l'urbanisme. L'APERAU compte 25 formations qui ont le statut de membre actif.

L’année académique à l’ISURU
Les inscriptions ont lieu du début septembre à la mi-octobre pour chaque année académique. Le montant des frais d’inscription est communiqué par le secrétariat.
L’année académique commence le 1er octobre pour se terminer au début juillet. Elle comporte les vacances scolaires habituelles. Les cours se donnent tous les soirs de 18 à 21 heures et certains samedis matin.
Les cours théoriques se terminent au mois de mai et sont suivis, à la fin mai, des examens. Le mois de juin est exclusivement consacré à des travaux pratiques intensifs dont les jurys ont lieu au début juillet. Une période d’examens est organisée en septembre.
Pour répondre aux nécessité de la vie professionnelle de chacun, un programme personnalisé peut être envisagé, par exemple en étalant les années académiques sur une période plus longue.