Qui sommes-nous ?

L'Institut

L’Institut supérieur d’urbanisme et de rénovation urbaine est un établissement d’enseignement supérieur de promotion sociale de type long, subventionné par la Communauté française (Fédération Wallonie-Bruxelles). Il fait partie des instituts Saint-Luc à Bruxelles, qui réunissent plusieurs instituts du domaine artistique.

Historique de l’ISURU

L’Institut d’urbanisme de Bruxelles a été fondé en 1947 par Henri Gillis, ingénieur-architecte, et Gaston Bardet, urbaniste. Cette école s’appelait à l’époque l’Institut international et supérieur d’urbanisme appliqué (ISUA). De 1947 à 1964, l’Institut fut installé rue des Palais à Schaerbeek. Il déménagea ensuite à Saint-Gilles, d’abord rue de la Victoire et puis plus récemment en 2012 rue d’Irlande.

Les préoccupations urbanistiques des années d’après-guerre étaient liées à la reconstruction, aux effets du « baby boom » et à la croissance de la population des villes, à la généralisation de la voiture privée et à l’augmentation de la circulation, à l’essor économique qui culmina dans les Golden sixties. Petit à petit, sous l’influence des théories nouvelles et des comités d’habitants, soutenus par l’action et la réflexion des urbanistes, les centres d’intérêt se déplacèrent vers la conservation et la restructuration des villes et des quartiers existants. De nouvelles approches de la planification urbaine apparurent, faisant une large place à la participation des citoyens et des groupes socio-économiques. Pour répondre à ces nouveaux besoins, la philosophie et le programme des cours furent refondus en 1972 et l’Institut pris son nom actuel d’Institut supérieur d’urbanisme et de rénovation urbaine.

Par la suite, apparurent de nouvelles préoccupations relatives à l’environnement, à la conservation et à la réutilisation des patrimoines bâti et naturel. Le programme des cours subit donc une nouvelle refonte complète en 1994, pour suivre de très près l’évolution des doctrines et des pratiques en urbanisme.

En 2012, l’ISURU connait un nouveau changement : la formation passe d’un Post-graduat à Master. Au-delà de l’adaptation des cours nécessaire à ce changement de niveau, ce passage au master permet à l’Institut d’affermir ses ambitions pédagogiques tout en continuant à suivre les tendances actuelles de l’urbanisme et de ses sciences connexes.

Outre ces grandes évolutions, le programme des cours fait continuellement l’objet d’adaptations plus légères, fruit des réflexions internes des membres de l’ISURU.

Objectifs et philosophie de l'ISURU

La fondation de l’Institut s’inscrivant dans le contexte de la reconstruction de l’après-guerre, les fondateurs ont voulu instaurer un socle de valeurs humanistes, une ouverture à l’autre et une approche de l’urbanisme pluridisciplinaire ancrée dans la pratique. Ces valeurs perdurent encore de nos jours. De plus, l’ISURU adhère aux deux missions principales propres à l’enseignement de promotion sociale, à savoir concourir à l’épanouissement personnel et répondre aux besoins et demandes en formation de la société.

L’objectif du Master en urbanisme et aménagement du territoire est de former des urbanistes professionnels, pouvant exercer principalement dans le contexte spécifique des villes existantes et des territoires péri-urbains et ruraux de l’Europe du nord-ouest, tout en ayant une large ouverture sur les problèmes que posent d’autres situations et contextes. L’ISURU est également ouverte à ceux qui, dans le cadre de leur profession ou autre, désirent enrichir leurs compétences dans le domaine de l’urbanisme.

L’ISURU forme l’étudiant afin qu’il intègre et maîtrise les dimensions pluridisciplinaires, créatives et responsables qui caractérisent le métier d’urbaniste. Cela repose notamment sur l’articulation d’approches théoriques et créatives de la formation.

Un enseignement qui va du général au particulier

Pour aborder le domaine très complexe du territoire et de la ville, la pédagogie de l’ISURU procède du général au particulier et du simple au complexe, tant au fil des trois années d’études que tout au long des travaux pratiques de chaque année.

L’enseignement allie théorie et pratique. Cette dernière s’exerce dans les ateliers d’urbanisme, qui occupent une place centrale tant pour l’apprentissage que pour l’évaluation des étudiants. Pour réaliser très concrètement l’approche du général au particulier, l’atelier d’urbanisme de première année vise, d’une part, à faire comprendre les grandes interactions et les tendances de fond qui façonnent le territoire et la ville et, d’autre part, à formuler un projet correspondant ; il envisage donc un territoire vaste. En deuxième année par contre, l’atelier vise à entrer dans toute la complexité et la particularité du détail, ce qui se fait sur un territoire limité. Celui-ci est encore davantage ciblé en dernière année. La spécialisation éventuelle se fait à travers le mémoire de fin d’études.

L’esprit critique comme outil de travail

Outre les connaissances transmises, les cours et les ateliers visent à développer un esprit critique par rapport à la ville et à la société, de manière à mettre à leur juste place les sciences et les techniques utilisées, de manière à faire prendre conscience aux étudiants de leurs implications et de leurs limites.

Une approche pluridisciplinaire pour maîtriser la complexité des situations

À la convergence de disciplines multiples, l’urbanisme nécessite une approche pluridisciplinaire pour maîtriser la complexité des situations. À l’ISURU, cette pluridisciplinarité est réalisée tant par la composition du corps enseignant que par le recrutement des étudiants, issus de disciplines multiples. Cette variété permet la richesse des débats sur les questions abordées dans le cours de l’enseignement. L’apprentissage de la pluridisciplinarité se fait aussi par le travail en équipe au cours de certaines phases de l’atelier d’urbanisme.

L’ISURU ne propose aucune finalité spécifique. Les étudiants suivent un tronc commun et sont amenés à découvrir tous les aspects de l’urbanisme.

L’équipe pédagogique

Le corps professoral de l’ISURU est constitué à la fois de praticiens et d’enseignants actifs dans l’enseignement universitaire et supérieur, tous réseaux confondus. Pour la plupart des professeurs, enseigner à l’ISURU est une activité complémentaire qu’ils exercent par passion de la discipline et par envie de la transmettre.